En revenant en France, j’ai continué à accompagner des entreprises dans leurs projets de boissons. Mais je restais dépendant des idées que les autres étaient prêts à tester et le message autour du sans-alcool n’était pas toujours facile à faire entendre.
Je voyais pourtant nos façons de boire évoluer : moins d’alcool, moins de sucre, mais pas moins d’exigence. Et une intuition revenait sans cesse : la pomme pouvait prendre une place beaucoup plus importante dans ce nouveau monde.
En décembre 2025, j’ai décidé d’arrêter d’attendre. De prendre le risque moi-même, de fabriquer mes idées et de les confronter au réel.
POUM! commence dans une cuisine
J’ai acheté le matériel nécessaire pour produire mes premiers essais sur des volumes de trois à cinq litres.
J’ai commandé des échantillons de houblon, récupéré différents copeaux de chêne et commencé à assembler. Il y a eu des essais trop amers, trop plats ou simplement sans intérêt. Alors j’ai recommencé.
Puis une association a commencé à fonctionner. La pomme, le houblon et le chêne faisaient apparaître des notes de pêche, d’abricot et de vanille, sans l’amertume que l’on attend habituellement d’une bière.
Ce n’était pas un goût que j’avais l’habitude de trouver dans une boisson à base de pomme. C’est là que j’ai compris que je tenais quelque chose.